Qu’attendent les Africains de ce marché ? Qu’est-ce que c’est ? Quelle est l’origine de ce marché et pourquoi c’est sur le président togolais que le choix a été porté pour diriger ce processus ? C’est à cet exercice que le ministre des Infrastructures et des transports, Ninsao Gnofam s’est donné ce jeudi à Lomé.
Ce processus, selon le ministre, doit conduire à la libéralisation du transport aérien en Afrique, conformément à la décision de Yamoussoukro. « Beaucoup de compagnies en Afrique n’ont pas le droit de survoler le ciel ou de toucher les aéroports de certains pays. Cela constitue un blocage. L’Afrique a un grand potentiel mais ne représente que 3% du trafic aérien mondial. Ce blocage ne permet pas à l’Afrique d’atteindre l’agenda 2063 », a-t-il indiqué.
Deux (2) raisons, selon lui, ont conduit à la désignation de M. Gnassingbé : sa vision pour le Togo et l’Afrique et la confiance que ses pairs ont en lui. « Cette vision se traduit dans les réformes accomplies par lui dans tous les secteurs, notamment en matière d’infrastructures. L’aéroport international de Lomé fait partie des 10 premiers aéroports en Afrique. Conduire un tel processus, n’est pas aisé », a-t-il précisé.
Le chef d’Etat togolais a donc la lourde charge d’amener les 32 pays qui hésitent encore à prendre le pas des 23 pays qui sont déjà dans le processus et qui représentent 80% du trafic aérien africain. « Si nous voulons avoir une place importante dans le trafic mondial, nous devons nous mettre ensemble pour affronter les grosses compagnies », a-t-il ajouté.
En termes de retombées, les Etats, les compagnies aériennes africaines et les populations trouveront leur compte dans la mise en place de ce marché, selon le Directeur général de l’Agence nationale d’aviation civile (ANAC), Dokissime Gnama Latta.
Pour les Etats, le Produit intérieur brut (PIB) passera à 1,3 milliards de dollars américains, 300.000 emplois directs seront créés et ils réaliseront une économie d’échelle de 500 millions de dollars. Quant aux compagnies, leur trafic va progresser de 75% et elles auront de nouvelles opportunités d’affaires. Il en découlera une libre circulation des personnes et des biens pour les populations, plus de confort dans le choix des compagnies et la réduction considérable du temps de trajet et l’amélioration de la connectivité.