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18 Sep 2019

Togo Street Food festival montre la voie des milliards par la restauration à base des produits locaux

Connu partout en Afrique et dans la sous-région ouest africaine pour le savoir-faire culinaire de ses filles et fils, le Togo ne profite pas encore suffisamment de ces qualités. Un festival inédit compte baliser la voie en montrant aux Togolais pourquoi il faut à tout prix consommer local. Il s’agit du Festival Togo Street Food. Selon  Agblecom Partners, la société porteuse de cette idée, consommer local peut générer des milliards pour le pays.

Samedi soir à Agoè-Nyivé, pour la première fois, des plats togolais sont servis en pleine rue. Cette  présentation de la cuisine togolaise suivie de dégustation a suscité de l’intérêt aussi bien des Togolais que des étrangers.

De bonnes dames ont servi aux convives un peu de tout. Des gens ont mangé du Akoumè accompagné de la sauce d’Adémè ou de Fétri, du couscous Moba dont la grande majorité des Togolais ignore l’existence, du foufou kabyè avec des sauces à base de Gnato ou de Tchodi, le Wassa wassa du Bassar fait à base de l’igname, le Djaba très prisé dans les villages du sud du Togo et dont l’existence est ignorée dans les villes, du Yaka yakè des Lacs.

 « C’est une idée qui nous venue dans notre optique de pouvoir promouvoir le Togo et en particulier ce que les Togolais produisent. L’agriculture est un élément très important dans l’économie du Togo. On s’est dit que si on commence à promouvoir ce qu’on a ici, cela permettra de pouvoir développer le secteur des affaires, surtout celui de la restauration. Ce secteur sous d’autres cieux, génère des milliards chaque mois et on s’est dit que le Togo peut être une terre propice pour la cuisine en Afrique quand on sait que les Togolais sont connus partout en Afrique et dans la sous-région pour leur savoir-faire en cuisine », a déclaré Kamailoudini Tagba, responsable de Agblecom Partners.

Les responsables de société qui opère dans le domaine de l’agro-industrie, de la communication et du tourisme disent que l’heure a sonné de faire la promotion de ces dames et messieurs qui tiennent en mains de maître les arcanes de la cuisine togolaise.

« On perd de l’argent en proposant des menus qui ne sont pas togolais aux étrangers, alors que les agriculteurs sont là, ils cultivent mais il n’y a pas de consommation locale. Nous voulons donc développer la consommation locale à travers la promotion de la restauration locale », a souligné satisfait M. Tagba.

Pour lui, cette 1ère édition  a été voulue soft. Mais à partir de la 2ème édition du Festival Togo Street Food qui se veut un événement annuel, d’autres aspects du projet seront dévoilés, a-t-il ajouté.

Ce festival a été possible, selon les organisateurs, grâce à l’accompagnement financier de 2 structures de la place. Il s’agit de Sichem et de l’établissement Gibboz.

Antoine Kodjo Djama, président de Sichem, un groupement agro-pastoral trentenaire sis à Kpomé Djogblakopé dans la préfecture de Zio, a bien voulu donner les raisons qui ont poussé sa structure à accompagner ce festival.

« En tant que groupement agro-pastoral, nous produisons du maïs, du manioc, de la pâte douce etc. Du haut de nos 30 ans d’existence, nous avons constaté qu’un des freins de l’agriculture togolaise, c’est que les Togolais ne consomment pas suffisamment togolais. Ce n’est pas leur faute, il faut les y inciter. Ils mangent du spaghetti venu d’Italie parce qu’on leur a dit que c’est bon. Nous avons décidé d’accompagner cette excellente idée qui est de donner à manger aux Togolais et à ceux qui viennent au Togo, les meilleurs repas togolais. Il y a de l’excellente cuisine au Togo et nous sommes timides à la promouvoir », a-t-il marqué.

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