Selon ces opposants au parti au pouvoir, la haute juridiction présidée par Akakpovi Gamatho a fait preuve de deux poids deux mesures dans la validation et l’invalidation des listes de candidatures. Pour convaincre l’opinion, la coalition prend à témoin 3 situations. La coalition appelle donc le ministre de décentralisation, Payadowa Boukpessi, à prendre ses responsabilités pour donner un minimum de crédibilité aux élections prochaines.
La Cour suprême, disent les responsables des 7 partis politiques membres de cette coalition, s’est dans un premier temps attribuée une compétence que le code électoral ne lui a pas confiée pour invalider 12 des 84 listes qu’ils ont présentées à ces élections pour, soulignent-ils, « de petites erreurs de non signature de la déclaration de candidature ».
Des erreurs qui, ajoutent-ils, pouvaient être en réalité rapidement corrigées mais tous les recours formulés ont été rejetés.
La coalition s’étonne de ce que dans le même temps, certaines listes concurrentes se trouvant dans les mêmes situations d’erreurs, ont été repêchées.
« Cette partialité de la cour est de nature à entacher gravement la crédibilité des élections en préparation », lancent ces acteurs politiques.
Le plus surprenant, notent-ils, c’est que certaines listes invalidées par la cour et dont les recours ont été rejetées, continuent de se maintenir dans le processus. Ces listes, relèvent-ils, ont été autorisées à payer la caution et à participer au tirage au sort pour la confection du bulletin de vote.
« C’est le cas des listes UNIR dans Oti sud 1 et dans Vo 4. La première a produit le certificat de nationalité d’une autre personne en lieu et place de son propre certificat et la seconde dont le candidat est né le 27 juin 1995, ne remplit pas l’âge requis », indique la déclaration liminaire produite par la coalition.
Ce regroupement politique appelle quand même les Togolais à faire nombreux le déplacement des bureaux de vote le 30 juin et voter massivement pour 72 listes restantes de la coalition. « Une étape importante vers l’alternance en 2020 sera franchie avec le remplacement des délégations spéciales à la solde du régime par les élus du peuple acquis à la démocratie et à la bonne gouvernance », lance la coalition.