Interpelé sur la radio Victoire FM, le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Damehame Yark dit avoir eu l’information mais a semblé ne pas savoir la provenance de ces jeunes.
« Je viens de traverser Atikoumé. C’est vrai, quelqu’un vient de m’envoyer un message me disant qu’il a vu des gens cagoulés armés de bâton. On ne doit pas arriver jusque-là. Je vais faire vérifier et si c’est avéré, on va voir la provenance de ces jeunes », a-t-il déclaré.
Le ministre a également tenu à rappeler que la République appartient à tout le monde. « Elle n’appartient pas à une frange seulement de la population qui a le monopole de la rue », a-t-il lancé avant de dénoncer le fait que la coalition des 14 veut passer outre l’interdiction en semaine.
«S’ils veulent être responsables de ce pays, ils ne peuvent pas se comporter comme cela. Ils encouragent les gens à défier l’autorité vde l’Etat. Dans quel pays on peut trouver cela ? Dans quel pays ? », a-t-il clamé visiblement hors de lui.
Lomé est méconnaissable ce mercredi. Les rues sont désertes, la plupart des magasins et boutiques sont fermés. A Bè, les jeunes, malgré l’interdiction, se mobilisent. Les forces de l'ordre et de sécurité s'interposent avec des gaz lacrymogènes.