Les deux (2) points de rassemblement de cette marche, le rond-point de Gakpoto dans le quartier Bè et le carrefour CPP dans le quartier Adewui ont été bouclés à l’aube par les forces de l’ordre et de sécurité, et même de défense. A Adewui, on remarque dans les coins et recoins la présence de plusieurs dizaines de jeunes cagoulés, armés de gourdins et d'armes blanches, prêts à empêcher tout rassemblement.
Dans plusieurs coins de Bè, les jeunes manifestants ne sont pas restés les bras croisés. Pour montrer leur détermination, ils ont procédé par des barricades sur les voies. Pour les disperser, les forces de l’ordre et de sécurité ont usé de gaz lacrymogènes. Mais c’est sans compter avec la détermination de ces jeunes.
Dans la ville de Lomé en général, rien comme activité commerciale et professionnelle n’a prospéré, la peur ayant fait place à la quiétude.
« Nous n’avons pas eu une marche, mais nous avons eu plusieurs marches dans la ville de Lomé en ébullition et chacun se défend dans le secteur où il se trouve, ce qui fait que la confusion est générale. On nous a dit par ailleurs que les activités professionnelles et commerciales devraient être protégées, c’est pour cela qu’on veut nous empêcher de faire notre marche. Il n’y a pas d’activité et c’est malheureux », a indiqué sur une radio de la place, Pascal Adoko, Secrétaire adjoint de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), l’un des partis politiques membres de la coalition de l’opposition.
Selon lui, le régime est passé de l’utilisation de la police à la gendarmerie et de la gendarmerie à l’armée. « Et aujourd’hui, l’armée ne suffit pas, on a fait recours à des milices. Je pense que ce régime n’a plus qu’une chose à faire, c’est de partir pour libérer le pays », a-t-il déploré.
La situation est devenue à n’en point douter chaotique. Depuis le 19 août dernier, c’est la première fois que la situation sociopolitique prend cette ampleur.