Pour répondre au chef de la diplomatie gambienne, c’est Pr Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine qui est monté au créneau.
Dans un court communiqué, M. Dussey, juge d’« irresponsable » cette « injonction » de démissionner faite à un président de la République régulièrement élu « dans le respect des dispositions de la Constitution togolaise au cours d’élections reconnues transparentes, équitables et acceptables par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’ensemble de la communauté internationale ».
Selon le philosophe politique, il faut privilégier le dialogue et la concertation pour résoudre cette crise. C’est en tout cas l’option du gouvernement togolais qui estime que cette crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août « risquerait de réduire les nombreuses années d’efforts faits par l’ensemble des pays de la CEDEAO qui font face à des défis sécuritaires sans précédents ».
« Le Togo réitère sa volonté de toujours œuvrer pour la paix et la stabilité à l’intérieur de ses frontières nationales, et dans la sous-région ouest-africaine », a ajouté le ministre togolais.