Selon le président du Mouvement Martin Luther King (MMLK), ce qui se passe dans ce marché est inacceptable. Il est normal, a souligné le pasteur Edoh Komi, que les femmes revendeuses choisissent leurs portefaix et chargeurs elles-mêmes. Les suspendre pour ce choix qui leur revient, frise de l’abus d’autorité, fait-il savoir. Le défenseur des droits de l’homme parle de ‘dommages’ que subissent ces femmes suspendues à cause du caractère périssable de leurs marchandises.
« Il leur est interdit de mettre pied dans le marché alors que les femmes aussi veulent coûte que coûte y aller. Les dommages sont énormes, elles vendent des produits périssables alors qu’elles font leurs activités avec des prêts », a-t-il déclaré lundi, sur la radio Victoire FM
Il demande par la même occasion aux autorités togolaises de se saisir de ce dossier.
Pour Essotchènè Tchagbélé, Directeur général adjoint de l’EPAM, ces femmes ont été suspendues à raison. « Ce sont des femmes compliquées à Abattoir, elles nous créent trop de problèmes. Nous avons plus de 30 marchés dans la commune de Lomé mais c’est ce marché qui crée plus de problèmes. Nous en avons marre », a-t-il lancé sur la même radio.
Selon les investigations menées par l’EPAM, a indiqué le responsable de l’EPAM, ce sont ces femmes suspendues qui sont derrière les querelles et bagarres entre les jeunes chargeurs et déchargeurs qui vont jusqu’à l’utilisation d’armes blanches.
« Il y a 2 groupes de femmes et chaque groupe de femmes a un groupe de chargeurs et de déchargeurs. Dans ces situations, les affaires désavantageraient un groupe. Nous avons tenu des réunions, on s’est compris en fondant le groupe en un. Ils vont sur le terrain et ils font autre chose. Cela s’est passé au niveau des garçons. Nous avons intervenu en suspendant le groupe qui a déconné pour 2 semaines. Ils ont repris le travail », a-t-il expliqué.
Mais, on n’en restera pas là. Les problèmes ont repris de plus bel et derrière cette histoire, accuse l’EPAM, se trouvent les femmes sanctionnées.
Après, on les appellera à la retenue et au respect de la décision sortie de nos réunions. La première semaine de sanction est passée, il en reste une », a-t-il ajouté.